
Le harcèlement psychologique au travail : ce qui ne se voit pas fait tout autant de mal
« Le courage, ce n’est pas de ne pas avoir peur. C’est d’avancer malgré elle. »
— Nelson Mandela
Il n'y a pas toujours de cris. Pas de portes qui claquent. Parfois, le harcèlement psychologique se glisse dans le quotidien professionnel sans bruit, sans drame apparent. Et pourtant, ses effets sont bien réels. Profonds. Déstabilisants. Il mérite qu’on en parle, qu’on le nomme, qu’on le reconnaisse.

Des gestes qui semblent banals, mais qui font mal
Des commentaires passifs-agressifs répétés.
Une mise à l'écart subtile mais constante.
Une charge de travail exagérée imposée sans dialogue.
Des remarques déstabilisantes en réunion.
Individuellement, ces gestes passent parfois pour de l'humour, de la maladresse ou de la pression normale. Mais lorsqu’ils se répètent, ils sapent la sécurité psychologique. Et non, il ne s’agit pas de fragilité. Il s’agit de dignité.
Un impact invisible, mais profond
Perte de confiance.
Anxiété chronique.
Isolement social.
Absences prolongées.
Le harcèlement psychologique abîme les personnes et les équipes. Il vide l’énergie, érode la motivation, rend les milieux de travail imprévisibles et anxiogènes.
Et il ne s’arrête pas à la sortie du bureau : il s’infiltre à la maison, gruge le sommeil, freine l’envie de socialiser, crée des tensions dans la vie personnelle. Ce mal qu’on vit au travail finit souvent par habiter tout le reste.
Ce n’est pas une réalité lointaine : c’est celle que vivent bien des gens, souvent en silence, parfois juste à côté de vous.
Que faire ? Voici des pistes concrètes (et pas réchauffées)
🔹 Osez briser le silence. Si vous êtes témoin, posez une question, faites un geste. Même discret. Être allié, ce n’est pas régler la situation pour l’autre, c’est ne pas détourner le regard.
🔹 Sensibilisez sans dramatiser. Partagez une ressource. Ouvrez une conversation en équipe. Par exemple : “Et si on parlait de la façon dont on se sent lors des réunions ?”
🔹 Appuyez-vous sur des outils. Des guides comme ceux de la CNESST ou le programme “Respect et civilité” de l’INSPQ offrent des repères pour agir. entête propose aussi des formations qui outillent sans culpabiliser.
🔹 Créez des espaces de parole confidentiels. Un canal anonyme, un référent de confiance ou même une boîte à suggestions peuvent devenir de vrais leviers de changement.
Conclusion : ce n’est pas parce que c’est discret que c’est tolérable.
Le harcèlement psychologique est souvent silencieux. Il laisse peu de traces visibles, mais creuse profond. Et c’est précisément pour cela qu’il faut en parler. Le reconnaître. Et y répondre.
👉 Prenons la parole. Soyons des allié·es. Faisons circuler les outils.
Chez entête, on croit qu’un milieu de travail sain commence là : par le courage d’agir, ensemble.